
Les outillages sont réalisés au fil de l'eau pour répondre aux besoins
au fur et à mesure qu'ils apparaissent.
Nous avons jugé qu'un atelier équipé pour manipuler des pièces
jusqu'à un peu plus d'une tonne est suffisant pour les produits que nous voulons fabriquer
et les matières premières que nous voulons y faire rentrer.
Fini de voir les camions creuser des ornières et patiner.
Fini aussi de voir des chauffeurs refuser d'approcher leur camion et
décharger les marchandises au bord de la route.
100 mètres cubes de cailloux, soient 150 tonnes, étalés
au sol après décaissement ont permis de constituer une couche de roulement
d'une trentaine de centimètres d'épaisseur.
Pourquoi 30 cm ?
Cette épaisseur a été déterminée à partir des
trois hypothèse suivantes :
Au regard de ces trois hypothèses, il faut 30 cm de cailloux pour répartir une
pression de 8 bars appliquée localement sur la surface de roulement pour réduire
la pression à un bar au niveau de la terre qui est dessous.
On note que les cailloux de surface présentent une granulométrie plus
fine pour combler au mieux les interstices entre les gros cailloux et ainsi limiter le risque
de déchaussement lorsque les roues du camion sont braquées à l'arrêt et/ou
lorsqu'un double ou triple essieux pivote sur place.
Le cahier des charges que nous nous sommes fixé pour cette grue
tient en quelques points :
Pour la conception de nos matériels, nous utilisons le logiciel de CAO
"Varicad" sous Linux
Ubuntu. Avec cette configuration logicielle,
le travail de CAO est un plaisir, même avec des modèles complexes qui
intègrent de nombreuses pièces et sous-ensembles équipés
de leur visserie. Il est peu coûteux, très agréable à
utiliser une fois la période de prise en main passée et - le plus
important - il est stable !
Le bras de la grue comporte deux rallonges commandées par deux vérins
hydrauliques de 1.5 mètre de course chacun (extension du bras par les
vérins : 3 mètres maxi).
Une troisième rallonge permet d'allonger manuellement le bras jusqu'à
1.5 mètre supplémentaire.
La grue est articulée sur une lunette qui tourne elle-même autour du poteau
principal. Un vérin hydraulique commande la rotation de la lunette autour du poteau
principal, un second vérin hydraulique commande la rotation de la grue par rapport
à la lunette.
Deux vérins hydrauliques de levage travaillent simultanément en traction
(200 bars maxi sur la face arrière du piston), ils lèvent le bras par
l'intermédiaire de bielles.
Cette configuration a été choisie afin d'éviter le flambage des
vérins lorsqu'ils travaillent en compression en configuration allongée.
Ces deux machines sont des éléments majeurs lorsqu'on souhaite mettre
en forme de la tôle. Il peut s'agir de fabriquer des carters de protection,
par exemple dans le cas où des systèmes de poulies-courroies ou
pignons-chaînes sont mis en œuvre avec des carters adaptés aux
diamètres des poulies ou des pignons.
Des pièces structurales tels que des pièces de châssis ou des
réservoirs cylindriques peuvent également être fabriqués
à partir de tôle.
Des ferrures en tôle pliée sont souvent une alternative économique
vis-à-vis de pièces usinées lorsque le besoin en
précision est limité.
On note que des ensembles mécanosoudés peuvent être usinés
après assemblage d'éléments issus de travaux de tôlerie.
Cette création marque le démarrage de la mise en place d'un outil de travail
qui permettra de concevoir et de fabriquer nos machines hydrauliques.
L'activité est abritée par un local situé à Saint-Christoly de Blaye.
Les premières années seront consacrées à